Axe "Cellules myéloïdes suppressives et sepsis"

L’incidence des complications infectieuses (infections nosocomiales) des patients hospitalisés en réanimation est majeure. Elle est liée à la fois à l’utilisation de procédures vulnérantes nécessaires aux mesures de réanimation (cathéters, intubation, sondage urinaire...), mais aussi, chez certains patients, à un état d’immunodépression acquise. C'est surtout au cours du sepsis chez l'homme qu'a été décrit cet état de défaillance immunitaire responsable d'une persistance du foyer infectieux initial, d’infections nosocomiales et d’une surmortalité. En effet, il a été constaté qu’une large proportion des patients survivant à la première phase pro-inflammatoire du sepsis décédait dans les jours ou semaines suivantes de complications infectieuses. Cependant, ces phénomènes d’immunodépression acquise commencent à être décrits après chirurgie majeure et agression aigue non infectieuse. Les différents projets de recherche de notre équipe étudient les mécanismes immunosuppresseurs responsables d’une surexposition des patients aux infections nosocomiales. Les cellules myéloïdes sont plus particulièrement étudiées.