Séverine LOISEL

Engineer PhD

Séverine LOISEL

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Titulaire d’un doctorat de biologie Santé de l’Université Montpellier 2 obtenu pour mon travail de thèse sur les gènes de virulence de la bactérie Brucella suis, je me suis intéressée à la thérapie cellulaire, anti-cancéreuse notamment, dès la fin de ma thèse. J’ai alors rejoint le laboratoire du Dr J. A. Medin (University Health Network) à Toronto pour un post-doctorat de 2 ans sur une stratégie vaccinale contre le cancer colorectal visant à rediriger la réponse immunitaire contre un antigène associé à ce type de tumeur (le CEA), par transduction in vivo des cellules dendritiques avec un vecteur lentiviral exprimant ce CEA, en l’injectant au talon de la souris. 
De retour en France, j’ai continué à travailler sur immunothérapie cellulaire et cancer en m’intéressant à un autre mode thérapeutique : le transfert adoptif de lymphocytes T, également redirigés contre des tumeurs ciblées, par transduction lentivirale pour leur faire exprimer des récepteurs tumeur-spécifiques. J’ai notamment étudié l’avantage d’effectuer ces transductions en conditions d’oxygénations + physiologiques (2%) que celles des incubateurs de culture cellulaire usuels (20%). Les vecteurs lentiviraux étant dérivés du VIH, ces études m’ont également amenée à découvrir l’importance de l’expression du récepteur de glucose Glut-1 à la surface des lymphocytes T dans le développement de l’infection virale.  
J’ai rejoint l’unité INSERM dirigée par le Pr Karin Tarte (U917 désormais U1236) en 2012 en tant qu’ingénieur EFS. Je fais partie de l’équipe SITI (Suivi Immunologique des Thérapeutiques Innovantes). A ce titre, je participe au suivi immunologique de patients bénéficiant de traitements nouveaux, dans le but que les mécanismes d’action soient mieux caractérisés et que ces stratégies soient encore mieux adaptées (doses, combinaisons, type de pathologie traitée etc…). Cette activité de recherche clinique était initialement focalisée sur les traitements du lymphome B par des médicaments de différentes natures, et le traitement de maladies liées à une sur-activation du système immunitaire (maladies auto-immunes, maladie du greffon contre l’hôte…) par l’administration de cellules immunosuppressives, justement exagérément présentes dans le microenvironnement tumoral et acteur responsable de la tolérance de la tumeur, les cellules stromales mésenchymateuses (CSM). Je suis plus spécifiquement impliquée dans les activités de recherche translationnelle du SITI qui concernent globalement l’identification des paramètres liés à la préparation et à la culture des CSM qui influencent leurs propriétés immunologiques et par conséquent leur efficacité clinique. Je m’intéresse notamment à l’impact de la sénescence réplicative, qui se produit au cours de la culture à long terme, sur la qualité des CSM.